¡Tango !

Avec au bandonéon : Marcelo Nisinman

Le tango, une danse qui fait un tabac dans le Buenos Aires du début du siècle dernier... Musicalement, elle se cristallise dans de brèves pièces adaptées à sa chorégraphie. Le tango, une soirée qui fait fureur... Tout d’abord, pour débuter, chacun des compositeurs de notre collectif a arrangé quelques pièces de tango, empruntées au répertoire mondial. Les cuivres et les vents de la fanfare se sont "attaqués" à cette musique sensuelle et remplacent avec bonheur, nous l’espérons, les violons et le piano. En seconde partie, notre collectif interprète la version instrumentale de « Maria de Buenos Aires », une operita que Astor Piazzolla a composée dans les années 70. Accompagnés à cette occasion par Marcelo Nisinman au bandonéon, nous nous devions d’inviter cet instrument emblématique du tango. Comme disait le vieux Borges : « En Argentine il n’y a plus de cannibales, on les a tous mangés ».

¡TANGO !

« Le tango est un mélange d’influences de l’Europe occidental et d’éléments du folklore local. Il a évolué à travers les décennies jusqu’à atteindre aujourd’hui une forme artistique très élaborée et un haut niveau de musicalité. La liste d’artistes qui ont fait l’histoire du tango est immense. Elle comporte des instrumentistes, des compositeurs, des chanteuses et des chanteurs, des danseurs, des poètes, des écrivains, des historiens, des cinéastes, etc. Il m’est impossible de faire une sélection parmi tous ces gens car ils ont tous contribué à son développement. Et si j’ai choisi de privilégier en quelque sorte la musique de Astor Piazzolla, c’est tout simplement parce que c’est grâce à lui que j’ai découvert le tango et que j’ai commencé à l’aimer… » Raul Esmerode

- Création : 13 mars 2008 - 20h - Théâtre de l’Alhambra

Maria De Buenos Aires n’est ni un opéra ni un ballet à vrai dire, mais un théâtre dansé où le tango, sous sa forme la plus surréaliste et poétique, est roi. Unique opéra d’Astor Piazzolla, c’est l’histoire du tango retracée à travers la vie de Maria : son ascension de la banlieue de Buenos Aires, son heure de gloire dans les cabarets du centre ville, son épuisement, son déclin, sa mort et sa renaissance spectaculaire à la fin. C’est la rencontre entre des artistes dont les biographies croisent l’histoire du tango : Astor Piazolla, auteur relié aux racines de l’Argentine, Horacio Ferrer, auteur du livret et grand personnage de la vie artistique de Buenos Aires, et Juan-José Mosalini, bandonéoniste, l’un des représentants les plus doués de la culture tango contemporaine.

Marcelo Nisinman
Il est un des chefs de file du tango argentin comme compositeur et arrangeur. Il a joué du bandonéon avec quelques unes des légendes du tango, comme les chanteurs Roberto Goyeneche, Libertad Lamarque, Susana Rinaldi et Amelita Baltar. Après plusieurs tournées mondiales, et enregistrements avec des musiciens comme Suárez Paz, Leopoldo Federico et le soliste de jazz Gary Burton, il a formé son propre ensemble : le Tango Orchestret Erling Kroner. Le style particulier de Marcelo Nisinman combine les éléments traditionnels colorés du tango avec des distorsions fondées sur l’atonalité et la musique contemporaine.
Discographie : Homenaje al Tango : Marcelo Nisinman et son orchestre, invités spéciaux : Knivkvartetten, La Cumparsita : solos, Tango : Marcelo Nisinman & Tango Orchestret, Tango pour Bad People : Erling Kroner, Marcelo Nisinman et Susana Nunez

Calle sin salida de Carlos Hergott, arr. de Jean-Luc Riesen et Philippe Koller
Une pièce de Carlos Hergott, guitariste du groupe Gotan. « La version que je propose est lui-même construit sur un arrangement qu’en fit mon cher ami et néanmoins habile compositeur Philippe Koller. C’était le morceau d’ouverture que nous jouiions ensemble au sein du groupe désormais infréquentable (pour cause de disparition) Colegas. Un hommage à ce quintet donc, avec lequel j’eus le plaisir (entre autres) de découvrir les richesses du tango. »

Perdido en la Boca – arr. de Yves Massy
Souvenirs d’Argentine…
Quelques magnifiques amis musiciens... un bar, rue Olleros, où les parties de billard finissent à l’aube... La pampa à l’aube, dans un train qui se traîne, de la poussière plein les dents. L’horizon dans l’herbe, de tous côtés... La parilla en guise d’accueil, un soir d’hiver pluvieux... Oscar, l’agent secret, aussi mystérieux qu’un personnage mystérieux de Léo Mallet... Le secrétariat d’un ministre, peuplé de gens qui attendent, et attendent encore en se demandant ce qu’on fout là... Les coups de pieds de policiers indélicats et les délicieuses cellules du commissariat de quartier, peuplées de rats débonnaires et de malheureux humain ... La gare routière de Santa Fe, sans un sous... Le bourdonnant ventilateur des nuits d’été. J’en venais à rêver d’être pilote de biplace toutes les nuits... Le contrôle médical de la piscine municipale…

Muchada de Boedo de Pablo Ziegler, arr. de Raul Esmerode

Oblivion de Astor Piazzolla, arr. Marcelo Nisinman

Tango, Tango – arr. de Yves Cerf
Ecrit en 1988 (période préhistorique déjà…), avait été conçu comme un modeste hommage à Astor Piazzola. Il a donc sa place dans le programme de ce soir comme une pièce archéologique des débuts du Grand Orchestre de la Fanfare du Loup, revisitée, réarrangée et surtout interprétée avec fougue et passion,comme il se doit !

Alevare – tiré de Maria de Buenos Aires de Astor Piazzolla
arr. de Raul Esmerode – voix : Michele Millner
Minuit portuaire. El Duende – l’esprit nocturne de la ville - invoque l’image et conjure la voix de Marìa de Buenos Aires.

Fuga y Misterio – tiré de Maria de Buenos Aires de Astor Piazzolla
arr. de Raul Esmerode
Silencieuse et hallucinée, Marìa quitte son quartier, s’enfonce dans la nuit et traverse la ville.

Contramilonga a la Funerala
– tiré de Maria de Buenos Aires
de Astor Piazzola, arr. de Raul Esmerode
El Duende raconte les funérailles célébrées par les créatures de la nuit en hommage à la première mort de Maria.

Tocata Rea – tiré de Maria de Buenos Aires de Astor Piazzolla
arr. de Ian Gordon-Lennox
Piégé dans la même histoire qu’il est en train de raconter, El Duende cherche le bandonéon pour se battre en duel avec celui-ci. Maria descend dans les égouts. Là, l’Ancien Grand Voleur condamne l’Ombre de Maria à retourner dans l’autre Enfer (celui de la ville et de la vie) et à y errer, éternellement blessée par la lumière du Soleil. Ensuite, devant le corps de Maria, les voleurs et les maquerelles font part au Grand Voleur que son coeur a cessé de battre.

Fugata de Astor Piazzola – arr. de Raul Esmerode

Balada para un loco de Astor Piazzola, arr. de Raul Esmerode
voix : Michele Millner

Musiciens

Marcelo Nisinman : bandonéon
Michele Millner : voix
Christophe Berthet : saxophone soprano
Marco Sierro : saxophone alto
Yves Cerf : saxophone ténor, flûte traversière
François Chevrolet : saxophone baryton
Ian Gordon-Lennox : trompette, euphonium
William Bill Holden : trompette
Yves Massy : trombone
Monika Esmerode : cor
Philippe Cornaz : vibraphone
Christian Graf : guitare
Jean-Luc Riesen : contrebasse
Raul Esmerode : batterie

Photos : Isabelle Meister

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