Saison 19-20

5 concerts, 4 bals, 3 thés dansant

Orchestre incontournable, unique en son genre dans le paysage du jazz et de la musique improvisée, le Fanfareduloup Orchestra convie le public genevois à sa quatorzième saison musicale dès septembre prochain.
Nous sommes un orchestre atypique, riche d’une grande expérience en concerts spectaculaires, spectacles concertants, fêtes populaires, bals étranges et impromptus nomades.

Les 13 musiciens de notre collectif vous invitent à les suivre musicalement à travers différentes thématiques toujours nouvelles. Avec à chaque fois la page blanche qui stimule la créativité de tous.

Tous concepteurs - Tous compositeurs - Tous improvisateurs - Tous interprètes.

Vendredi 27 septembre 2019 – 22h
BAL
La Mackno - Place des Volontaires – 1204 Genève

Pour les 30 ans de l’Usine, 30 heures de programmation sans discontinuer.
Nous ouvrons les festivités avec un grand bal...

Vendredi 11 octobre 2019 – 22h
BAL DE LA FÊTE DU THÉÂTRE
Théâtre de la Parfumerie - Chemin de la Gravière 7, 1227 Acacias

Pour le premier moment festif de la fête du Théâtre, nous vous attendons au Grand Café afin de prolonger la nuit sur nos mélodies dansantes...

Jeudi 31 octobre et vendredi 1 novembre 2019
BACK 2 THE FUTURE - IVAN ILLICH
L’Alhambra – Rue de la Rôtisserie 10 – 1204 Genève

En cette période de prise de conscience des changements climatiques, de destructions croissantes de notre milieu de vie, de remise en question fondamentale de notre société industrielle, les écrits et les thèses d’Ivan Illich, quelque peu oubliés après avoir frappé les pensées, sont étonnants de pertinence. Il fût l’un des plus lucide critique de notre société industrielle. Il en démonta, pièce par pièce, toute justification théorique. Cette société ne peut exister, après ce démontage que grâce à l’hébétude de ses membres et le cynisme de ses dirigeants (Jean Robert, Préface aux Oeuvres complètes). Sa critique est si radicale que les propositions les plus exigeantes du fameux Club de Rome, ou les réformes les plus audacieuses proposées par nos dirigeants ou nos partis les plus verts, ne sonnent plus que comme de bien-pensantes naïvetés. En définissant les seuils critiques naturels de nos outils et de nos institutions, au-delà desquels leurs effets pervers sont intolérables, il définit l’idée d’une société conviviale dans laquelle le politique définit les seuils critiques, limite la puissance des outils, et rétablit - ou maintient - les facultés d’autonomie des gens. Car au-delà de certains seuils, les transports paralysent les pieds, le système de santé rend malade, et les écoles tuent l’autonomie de l’apprentissage. Dans un monde qui s’asphyxie de gaz d’échappement, où les coûts de la santé échappent à tout contrôle, et dont les écoles sont davantage des filtres qui préservent nos élites que des outils d’émancipation, une société conviviale ne peut qu’être souhaitée.
Cette pensée clairvoyante, que peu connaissent, n’a pas dit son dernier mot. Elle flotte et circule dans le rhizome de notre pensée collective. Elle essaime. Elle fleurit. Elle fructifie. Elle pénètre de plus en plus les résistances qui s’organisent. Elle charpente et étaie les révoltes anti-capitalistes et anti-industrielles. Elle éblouit, subjugue par son évidence. Les récentes marches pour le climat, les mouvements comme Extinction Rebellion, les Ainées pour le climat, ces multiples résistances sont le signe que, alors que le cynisme du libéralisme augmente de façon exponentielle, notre hébétude coupable, elle, diminue de plus en plus.
Le projet du Fanfareduloup Orchestra est de souligner, avec nos outils musicaux, la pensée de cet homme magnifique en nous nourrissant de sa poésie, de la musicalité et du rythme de sa phrase écrite, ceux, si singuliers, de son parlé, l’espoir et l’amour universel qu’il dégage.
C’est à vivre l’avenir que nous sommes conviés. [...] Dans ce futur, nous devons mettre un terme au pouvoir coercitif et à l’autoritarisme [...] Si une formule pouvait résumer la nature de cette ère nouvelle, ce serait : la fin du privilège et de l’arbitraire (in Nous vous appelons à célébrer... - Yvan Illich, 1967)

Dimanche 17 novembre 2019 – à 16h
THÉ DANSANT aux ANTIBROUILLARDS
Maison de Quartier de Saint-Jean - Chemin François-Furet 8, 1203 Genève

Les stratus vespéraux du dimanche vont laisser place à un rayon de lumière musical et festif sur la piste de danse de Saint-Jean. La fin d’après-midi s’annonce chaude…

Vendredi 6 décembre 2019 – 21h
BAL DU PÈRE FOUETTARD
Maison du Quartier de la Jonction - Avenue de Sainte-Clotilde 18 bis, 1205 Genève

Nos compositions festives vont accompagner les danseurs, grands et petits, pour le final de cette fête traditionnelle du quartier de la Jonction…

Jeudi 19 décembre et vendredi 20 décembre 2019 à 20h
LES GRANDS INTERPRÈTES
L’Alhambra – Rue de la Rôtisserie 10 – 1204 Genève

Les Grrrands Interprètes sont de retour dans la Cité de Calvin, à peine rentrés d’un épuisante tournée mondiale qui les a amenés du Carnegie Hall au Teatro Colón en passant par le Jazz Festival d’Amman et la Mer Morte. I
ls remontent illico sur les planches de l’Alhambra de Genève pour vous faire entendre leurs dernières compositions spécialement concoctées pour l’occasion.
En effet, suite à Acoustiques Délires où les membres du Fanfareduloup Orchestra s’étaient livrés à des confessions psycho-musicales touchant au plus profond de leur intimité, cette fois-ci les musiciens du collectif ont choisi comme leitmotiv : "A la Recherche du Contretemps Perdu ou Plutôt Paumé" qu’on pourrait aussi appeler : que fais-je dans cette orchestre ?
Bref ça sera une belle opportunité de remettre les compteurs à zéro, les pendules à l’heure et la balle au centre comme on dit.
Et pour garder la surprise intacte je vous dirais simplement que tout est permis dans ce méli-mélo musical sauf bien sûr ce qui reste toujours interdit pour des questions de bon goût.
Les femmes, bien que minoritaires dans cet orchestre, seront bien sûr à l’honneur et quelque chose me dit qu’elles nous feront vibrer avec des belles musiques au racines slaves et germaniques de leur cru.
Voilà je ne vous en dis pas plus car sinon il n’y aura pas de surprise et en attendant de vous voir nombreux, portez-vous bien !

Samedi 18 janvier 2020 – 21h
BAL
L’Ecurie - Rue de Montbrillant 14, 1201 Genève

Les danseurs piaffent d’impatience, l’orchestre lâche la bride et la folie dansante gagne ce lieu magnifique qu’est l’Ecurie...

Jeudi 30 janvier et vendredi 31 janvier 2020 à 20h
SOUND AND VISION – Hommage à David Bowie
L’Alhambra – Rue de la Rôtisserie 10 – 1204 Genève

Avec Antoine Lang - voix

Un hommage à ce grand artiste singulier qu’était David Bowie. Rarement quelqu’un aura conjugué à ce point succès médiatique et exigence artistique ! Bowie a tout essayé, a rarement été moins qu’intéressant et souvent génial ! C’est aujourd’hui un mythe, il faut un certain culot pour s’y attaquer.
Pour se faire, le fanfare du loup Orchestra a pris le parti d’utiliser la méthode qu’il a toujours lui- même employé, quel que soit le genre qu’il abordait : l’appropriation.
Notre Instrumentarium, plus proche de celle d’un big Band de Jazz que d’un groupe de Rock est ainsi devenu une des forces du projet : jouer cette musique à notre manière, avec notre son. Mais pour cela il nous fallait un chanteur exceptionnel que nous avons trouvé en la personne d’Antoine Läng, aussi à l’aise dans l’improvisation expérimentale que dans la Pop ou le Jazz.
Nous avons choisi de mettre l’accent sur des années très riches artistiquement : sa période Allemande, en gros de 1975 à 1980, mais nous ne nous sommes pas privé du plaisir de revisiter quelques un de ses grand classiques aussi !

Reprise du spectacle créé en 2018, son succès et les retours unanimement positifs nous encouragent à le proposer pour cette saison.
L’émotion palpable présente tant sur scène que dans le public lors de notre interprétation de Black star, dernier opus du Thin White Duke et jamais joué par lui sur scène restent des moments d’une rare intensité dans la vie d’un musicien.
La Fanfare Rocke !

Jeudi 27 février 2020 – 14h
THÉ DANSANT DU CARNAVAL
Hôpital Belle-Idée - Chemin du Petit-Bel-Air 2, 1226 Thônex
En collaboration aves les affaires culturelles des HUG

Deux jours après le mardi-gras, nous voilà pour faire danser le public dans un lieu inhabituel. Ouvert à tout chacun(e)...

Jeudi 5 mars et vendredi 6 mars 2020 à 20h
EISLER / WEILL – SOLIDARITÄT !
L’Alhambra – Rue de la Rôtisserie 10 – 1204 Genève
Concert sur les musiques de Hanns Eisler et de Kurt Weill, deux musiciens de l’entre-deux guerres en Allemagne, tous les deux tournés vers une musique engagée – socialement et politiquement – et surtout une musique accessible au peuple.

Ces deux musiciens composent des musiques qui rompent avec la tradition de la musique romantique allemande, surtout avec le wagnérisme, mais aussi avec la musique contemporaine de leur époque. Ils cherchent à composer des musiques qui touchent au plus grand public, le peuple même. Ce sont des chants populaires, des chœurs de lutte, des fanfares enivrantes et moqueuses… et toujours plein de poésie et de cœur.

Issu d’une famille juive autrichienne, Hanns Eisler est l’élève de Schoenberg, avant de rompre brutalement avec lui, estimant que le maître du dodécaphonisme était coupé des masses. Le fait qu’Eisler était antiélitiste dans l’âme est attesté par son implication, alors qu’il était encore à Vienne, dans diverses sociétés de chant ouvrier. Mais après avoir déménagé à Berlin il se lance dans la création d’hymnes, de chants de marche et de morceaux pour chœur d’hommes non accompagnés qui non seulement soutenaient ouvertement le prolétariat dans leurs textes, mais qui étaient aussi "accessibles" dans leur contenu musical de manière consciente.

Outre des pièces vocales qui entrent plus ou moins dans la catégorie des Kampflieder, il s’agit de partitions instrumentales pour une poignée de films muets et surtout pour l’auteur Bertolt Brecht - des suites de musique de scène pour un grand nombre de productions de théâtre au goût politique. Un autre musicien, tourné plus vers le jazz, Kurt Weill, collaborait déjà étroitement avec l’écrivain.

Weill, quant à lui, avait l’idéal d’écrire de la musique qui servait un but socialement utile. Il a été le protagoniste essentiel d’une avant-garde de la musique légère sociale et sociocritique du XXe siècle, alliant haute exigence esthétique et politique, à popularité. Son langage musical, pleinement développé à Berlin dans les années 1920, mêle différentes sphères musicales ; grâce à des techniques avancées, surtout l’aliénation et le montage, des matériaux populaires sont nouvellement saisis et convertis - des types de danse contemporaine comme le shimmy, le foxtrot, le jazz en général, mais aussi des genres légèrement dépassés comme le tango et déjà traditionnels comme le moritat, la marche, la chorale.

Notre concert propose donc une relecture des musiques de ses deux compositeurs, surtout celles écrites dans les années 1920 et 1930 et qui démontrent justement le coté accessible et socialement engagé des deux compositeurs à cette époque. Leur musique va certainement inspirer des improvisations envolées ainsi que des compositions originales.

Dimanche 29 mars 2020 – 16h
THÉ DANSANT
L’Ecurie - Rue de Montbrillant 14, 1201 Genève

L’orchestre piaffe d’impatience, les danseurs lâchent la bride et la folie dansante gagne ce lieu magnifique qu’est l’Ecurie...

Jeudi 23 avril et Vendredi 24 avril 2020 à 20h
CUBA - avec Lien y Rey
L’Alhambra – Rue de la Rôtisserie 10 – 1204 Genève

Lien Rodríguez López (chant, violoncelle et guitare)
Rey Pantoja Vergara (chant, tres, compositions et arrangements)

Années 70’… j’écoute Violeta Parra, Atahualpa, la Nueva Canción Latino-Américaine… J’écoute aussi Woody Guthrie, Joan Baez, Dylan, Michel Bühler, François Béranger…
J’écoute et je découvre la Nueva Trova Cubaine, Pablo Milanes, Silvio Rodriguez …

Lien et Rey sont des troubadours (ou Trovadores) cubains d’aujourd’hui, qui chantent le quotidien de leur génération avec ses contradictions et ses désirs. Quand je les ai rencontrés, j’ai retrouvé ce souffle, cette envie de dire, de jouer, d’improviser autour de la poésie, la musique et l’espérance.

Voilà pourquoi j’ai proposé d’associer notre Orchestra – inventive Tribu Chromatique – à leur merveilleux duo pour créer un OSP (objet sonore et poétique) qui témoigne de notre envie de partage musical et fraternel entre les communautés caribéennes et alpestres.
Yves Cerf

Lien y Rey
Le duo Lien y Rey fait donc partie de ce mouvement vivant et riche à Cuba, la Nueva Trova, héritier de cette tradition de troubadours qui apparait dans l’île au début du XX siècle.
Au départ ce sont des habaneras, des guajiras ou des boléros qui témoignent de la vie et de l’histoire mouvementée de Cuba. Cela me fait penser à la chanson réaliste que l’on entend en France à la même époque avec les poèmes de Jehan Rictus ou encore Aristide Bruant ou Fréhel. Dans les années 60’ et 70’ la Nueva Trova apparait, liée à la Nueva Cançion latino-américaine, plus engagée socialement, plus révoltée… Silvio Rodriguez et Pablo Milanes vont être au centre de ce mouvement.
Les influences musicales sont dès lors multiples : musique traditionnelle cubaine (hispanique et afro-cubaine), chanson à texte inspirée de Violeta Parra ou Bob Dylan, mélanges avec des musiques populaires d’autres pays…
De nos jours la Nueva Trova est toujours créative et de nouveaux talents continuent à la faire vivre. On peut citer Roly Berrío, Heidi Igualada, Javier Ruibal Orishas et bien sûr le duo
Lien y Rey qui se distingue par les entrelacs des deux voix et la virtuosité de Rey avec le Tres, cette guitare de 3 cordes doubles que jouait Compay Segundo à ses débuts et qui a une grande importance dans la musique afro-cubaine.

Cuba, Fanfareduloup Orchestra et Lien y Rey… notre orchestre a une longue histoire de partage musical et poétique avec des chanteurs ou des diseurs autant lors de certains de nos concerts comme pour nos collaborations avec le monde du théâtre. Ces dernières années par exemple nous avons créé et tourné Orientales avec le chanteur syrien Ibrahim Keivo ou encore mis les mots de Romain Roland en musique avec Au-dessus de la mélée.

Cette fois le projet est un échange poétique et musical entre notre Orchestra et Lien y Rey. Nous allons arranger certaines de leurs chansons, composer autour des mots de poètes cubains et suisses et inventer des thèmes instrumentaux métissés en un sabir savant et populaire qui signifie en tout cas une chose : la musique est universelle et elle nous réunit d’où que l’on vienne.

Qui dit chanson dit poésie et si les mots sont importants ils doivent être compris. Chantés en espagnol cubain ils seront parfois traduits, projetés, chantés ou dits.

L’orchestration est atypique : beaucoup de cordes, la guitare ou le violoncelle de Lien, le tres de Rey et la guitare électrique de notre guitariste Christian Graf. Les deux voix cubaines mais aussi la voix de Aina Rakotobe un de nos saxophonistes. Des flûtes de bambou, des percussions riches, une batterie, une contrebasse, des cuivres, une clarinette basse…

En amont des concerts nous proposons des résidences dans les collèges. Quatre musiciennes-ens (Lien y Rey + deux membres de notre collectif) donneront des ateliers pour les classes d’espagnol, autour des chants et musiques du projet. Les élèves seront conviés à chanter certains refrains lors de nos concerts à l’Alhambra, depuis le public.
Des contacts ont été pris avec le collège André Chavanne et le collège Rousseau.

Suite aux concerts à Genève au mois d’avril 2020, une tournée à Cuba devrait être organisée. Lien et Rey dirigent en effet un festival à Matanzas et sont des figures connues et reconnues de la vie culturelle cubaine.