Boum, opéra bruyant

- Créé au Théâtre de l’Alhambra à Genève du 14 au 19 décembre 2004


Un opéra ? Un opéra ! Sans chanteurs ? Sans chanteurs ! Et si les instruments se mettaient à chanter et à raconter, tels les chanteurs de la scène ? Une symphonie d’instruments qui chantent et déclament leur livret sonique en se déplaçant, en se rencontrant (se séparant), avec prologue, tableaux divers et variés, épilogue : voilà l’opéra bruyant.

Un concert spectaculaire où les membres du collectif sont tour à tour solistes et musiciens d’ensemble, au gré des 12 pièces qui voient chacune un soliste particulier émerger et faire entendre sa voix particulière. Dans un opéra, chaque personnage principal a son air (heure) de gloire. Dans « Boum », chaque musicien (ils sont tous principaux !) a son moment privilégié, qui au balcon, qui dans les travées, en pleine lumière ou dans le noir, seul ou accompagné. Toutes les musiques, pour l’effectif complet ou en petits groupes, sont originales et créées pour l’occasion. Les ambiances, les climats alternent au gré de la fantaisie de chacun.
Le sonorisateur lui aussi est un créateur, il est un passeur qui habite le son et fait entendre sa voix comme les autres musiciens.

Scène, balcons, couloirs, coulisses, sont nos aires de jeu.
Ne pas voir pour mieux donner à entendre ? Raconter l’obscurité, ou la pénombre. Jouer sur le mystère simple et envoûtant de l’absence de lumière, qui crée une concentration et une participation particulière des sens. Le son dans la grotte et dans le noir, puis la douche froide et irradiante de lumière brutale sur l’avant-scène. Contrastes de sons et de lumière comme parts essentielles du concert spectaculaire.

Photos : copyright - Dorothée Thébert

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